Contexte du projet INDE 2009

 

Direction : le Karnataka

Une vaste province dans le sud-ouest de l'Inde.
Trois districts forment la partie septentrionale de cette province  : Bidar, Bijapur et Gulbarga.  Jusqu'il y a peu, ces trois districts dépendaient du diocèse de Mangalore. Ils en ont été détachés récemment pour former un nouveau diocèse qui a été confié à Mgr Robert Miranda. L'Inde étant un pays démesuré, ce diocèse a une étendue un peu plus grande que celle de la Belgique. Il compte une population de près de 6 millions d'habitants. Les Hindouistes représentent près de 80 % de la population. Les Chrétiens sont au nombre de près de 300.000. La communauté catholique regroupe une partie minoritaire de ces derniers.

Gulbarga se trouve sur le plateau du Deccan  entre Mumbai (autrefois Bombay) et Hyderabad. Cette dernière ville, située à 200 kilomètres vers l'est (et que les fourmis connaissent depuis le projet de 2001), possède l'aéroport le plus proche. La ligne ferroviaire reliant Mumbai à Hyderabad passe par Gulbarga. La ville compte 200.000 habitants.

Éloignée de la mer et modérément touchée par les pluies de mousson, le secteur de Gulbarga ne dispose ni de rivières importantes ni de système d'irrigation. C'est la raison pour laquelle la région est relativement peu peuplée et … pauvre. Près de 80 % de la population se consacre à une agriculture dont les performances sont étroitement liées à l'eau apportée par les pluies de mousson. La région cultive les céréales, le riz et la canne à sucre. Elle produit également différents types d'épices. Le sol appartient à une minorité de familles de notables (castes supérieures). Des efforts importants ont été réalisés par certaines de ces familles mais, en cas de mauvaise année agricole, les agriculteurs sont parfois encore dans une situation de dépendance qui a pour résultat de les forcer à mettre leur maigre patrimoine en gage pour obtenir des prêts leur permettant de passer les périodes de soudure.
Leurs éventuelles économies des années plus favorables peuvent disparaître périodiquement de cette manière.

La pauvreté est donc assez généralisée dans cette région.

 

Les enfants de Gulbarga

La situation des enfants est, ici comme en bien d'autres régions du pays, peu enviable.

Ils souffrent d'abord d'une attitude générale et traditionnelle qui a pour effet de ne leur accorder aucune attention particulière quant à leurs droits en tant que personnes.

Les filles sont particulièrement défavorisées et ce dès avant leur naissance. Considérées globalement comme un poids (voire une malédiction), elles peuvent encore faire l'objet d'avortements suite à des échographies dont on devine la portée dans un contexte de ce type.

Contrairement à ce que nous connaissons aujourd'hui en Occident, l'enfant ne jouit pas d'une personnalité reconnue. C'est la raison pour laquelle les filles sont généralement mariées dès l'âge de la puberté. C'est également la raison, associée à la pauvreté, pour laquelle des enfants sont abandonnés à la porte des hôpitaux publics, dans les abribus ou même dans le caniveau.

Les enfants abandonnés constituent une réalité sociale qui préoccupe de plus en plus les autorités et, plus spécialement, les communautés chrétiennes. Faute de moyens, les enfants abandonnés sont généralement placés dans des homes pour fugueurs et jeunes délinquants. Ces derniers étant généralement de enfants qui ont été laissés à eux-mêmes et qui ont eu recours à des moyens illégaux pour simplement … survivre !