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La
classe de Coralie désire des correspondances écrites avec une classe
d'enfants burkinabés
(avertissement et quelques pistes)
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Bonjour Coralie, Je crois que l'expérience pourrait être très enrichissante ... à condition de respecter quelques règles essentielles et de travailler dans une logique " gagnant-gagnant" ... c'est-à-dire "gagnant ici" et "gagnant là-bas". L'idée de ton maître de stage est-il bien de développer un projet qui permettrait la prise en charge du parrainage d'un enfant dans l'école de Pierre Sawadogo ? Ce serait, je crois, le plus beau geste qui puisse se faire. En tout 125 euros qui permettraient à un enfant de suivre une scolarité en école primaire pendant une année complète. Cette somme correspond au coût de l'école mais remplace également ce que serait le "revenu" de cet enfant s'il restait en dehors de l'école. Il faut bien faire percevoir aux enfants de 6e primaire que tous les enfants de leur âge au Burkina ne sont pas scolarisés. Que ces derniers gagnent un peu grâce au fait de ne pas "devoir" aller à l'école (enseignement évidemment non obligatoire). Et que ceux qui ne sont pas scolarisés sont également ceux qui ne mangent pas à leur faim ou, tout au moins, ne mangent qu'une nourriture que l'on donnerait à peine aux cochons chez nous. Il
ne s'agit toutefois pas de faire du misérabilisme. Ces enfants
ne Pour toi, les choses doivent aller plus loin. Je ne
sais pas exactement de quelle manière tu comptes faire
dialoguer les
enfants d'ici et de là-bas. L'école de Kossoghin ne possède
pas de téléphone (seulement un peu d'électricité via
le solaire ... d'ailleurs). L'école n'a pas non plus de fax (forcément)
ni d'ordinateur (puisque pas
d'électricité).
Par contre, nous avons équipé Pierre Sawadogo de tout
ce matériel mais il
habite à plusieurs kilomètres de l'école. Certains
enfants pourraient aller
dans un cybercentre en ville ... mais comme ils sont du quartier,
je ne
crois pas que ce serait très envisageable. Peut-être (je n'en suis pas sûr du tout) y a-t-il un enfant
de l'école de Enfin,
je ne sais pas trop de quelle manière les enfants d'ici
peuvent Car il y faut un temps d'approche. Nous ça fera 10 ans cette année que nous avons commencé cette approche et nous continuons à nous étonner tous les jours. Les Burkinabé ne disent jamais non. Mais dire oui est toujours dans une perspective de voir l'interlocuteur prendre en charge une collaboration étroite. Pierre, le directeur de l'école, ne demande pas le retour de l'ascenseur. Il ne comprendrais simplement pas que tu ne sois pas préoccupée de faire revenir l'ascenseur ... C'est ça les rapports Nord-Sud. |