La biochimie, à la fois science et discipline industrielle, offre un large ensemble de facettes de sa diversité, et le fascinant spectacle de ses énormes potentialités.
Il n’existe pas « une » industrie biotechnologique, mais un vaste secteur d’activités. De la seringue de quelques microlitres au fermenteur de plusieurs dizaines de mètres cubes, la biochimie vous invite à l’exploration de la matière et du vivant.
On subdivise la chimie de base en chimie lourde (cycle de fabrication court, installations à marche continue et automatisées, gros tonnage, bas prix, faible valeur ajoutée) et chimie fine (prix plus élevés, valeur ajoutée plus importante, tonnages plus restreints, opérations d’obtention plus nombreuses). Quelle différence de tonnage produit (et donc aussi de taille des installations) entre le carbonate de sodium cher à Ernest Solvay, et les polypeptides à la structure moléculaire encore ignorée hier ! Mais aussi quel écart de marge bénéficiaire : quelques cents le kilo dans le premier cas, des dizaines de milliers d’euros par gramme dans le second…
Ensuite, les industries de la parachimie partent des produits de la chimie de base et les formulent. La pharmacie humaine et vétérinaire constitue la principale production parachimique, à la spécificité toute particulière. Et toujours, partout, les mêmes objectifs : synthétiser et purifier.
La marche vers l’industrialisation de la filière agro-alimentaire, le poids grandissant des impératifs de purification en biotechnologie et biomédecine ouvrent de nouveaux champs d’application… et de nouveaux débouchés. Dans le même temps, les problèmes rencontrés par les biologistes sont devenus moléculaires : quelle est la structure des gènes dont dépendent les caractères héréditaires ? Comment les protéines interviennent-elles dans le fonctionnement des cellules vivantes ? Quelles réactions chimiques accompagnent les fonctionnements hormonaux ? Ces problèmes, très fondamentaux, délimitent néanmoins un champ industriel crucial. La thérapeutique est sans doute le domaine où l’apport de la chimie et de la biochimie est le mieux perceptible. Citons, à titre d’exemple, le cas de l’insuline, indispensable aux diabétiques, pour laquelle la démarche de production s’est orientée d’abord vers la fermentation enzymatique, puis vers la biosynthèse par génie génétique.
Face à cette diversité, et considérant la fluctuation conjoncturelle des divers marchés, par cycles de plus en plus courts, parfois peu prévisibles, la section Chimie-Biochimie de l’ISICHt a opté pour une solide formation générale, plutôt que pour une sur-spécialisation parcellaire et risquée. Former nos étudiants à la polyvalence qui leur ouvrira les portes des nombreux secteurs mentionnés, tel est notre principal objectif. La formation en Master prend appui sur une large base commune au Master en chimie : de nombreux enseignements (chimie analytique, chimie physique, génie chimique, chimie organique) sont communs à tous nos ingénieurs. Par la maîtrise des savoirs de base dans ces nombreuses disciplines de la Chimie, la section Chimie-Biochimie offre à ses étudiants une vaste palette de connaissances, devant permettre à ses diplômés l’accès à tous les secteurs de l’activité chimique et parachimique.
Enfin, pour que cet immense chantier soit le plus convivial et le plus passionnant possible, l’ensemble des enseignants de la section Chimie-Biochimie vous invite à :
Coordinateur de la Section Chimie-Biochimie Directeur